Retrouver le travail de Jacques Charlier le jour du vernissage (samedi 7 mars, 14h) et les weekends de 12 à 18h à la Timmermansstraat 5, en plein coeur de Bruges. 

Dans un lieu où l’art contemporain semble occuper une position périphérique, ce projet est une tentative de repenser l’exposition en tant que média. En gardant à l’esprit l’idée de “l’art pour l’art”, ce sera “exposer pour exposer” : où l’acte d’exposer est intrinsèque à l’exposition elle-même, et son résultat autonome.

Cette exposition est, à bien des égards, de nature éphémère. C’est un exercice d’équilibre et de recherche sur un double axe qui se croise : éphémère-matériel d’une part, privé-public d’autre part.

Déployée sur différents lieux, combinant des œuvres physiques très présentes avec des interventions presque invisibles ainsi que des performances et des projections, l’exposition flottera dans un flux spatio-temporel, changeant constamment de position sur les axes mentionnés ci-dessus. Elle remet en question et élargit les idées persistantes sur la façon dont nous définissons l'”espace d’exposition”, tout en examinant l’art et son rapport avec la sphère publique et la société en général.

Libérée des structures kafkaïennes et des barrières institutionnelles, comme une graine sans ADN conceptuel bien défini, elle tente de se développer de manière organique dans une multitude de lieux. En équilibre entre le très public, comme les mâts de drapeau ou les façades, et la sphère très privée, avec des espaces résidentiels et tout ce qui se trouve entre les deux. Tout comme pour les espaces et les organisations gérés par des artistes, ce projet met l’accent sur les caractéristiques et les initiatives ascendantes et bricolées dans le monde de l’art.

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At a location where contemporary art seemingly occupies a peripheral position, this project is an attempt to re-think the exhibition as a medium. Bearing in mind the idea of “l’art pour l’art”, this will be “exposer pour exposer”: where the act of exhibiting is intrinsic to the exhibition itself, and its result autonomous.

This exhibition is in many ways of an ephemeral nature. It’s a balancing and research exercise on a double, crossing axis: ephemeron-material on the one hand, private-public on the other. Unfolded over different locations, combining very present physical works with nearly invisible interventions as well as performances and screenings, the exhibition will float in a spatiotemporal flux, constantly shifting positions on the above-mentioned axes. It challenges and stretches the persisting ideas of how we define the “exhibition space”, while looking at art and how it relates to the public sphere and society in general.

Free from Kafkaesque structures and institutional barriers, as a seed without a clear-cut conceptual DNA, it attempts to grow organically in a multitude of locations. Balancing from the very public, such as flag poles or facades, to the very private sphere, with residential spaces and everything in between. Just as with artist-run spaces and organisations, this project puts emphasis on bottom-up and DIY characteristics and initiatives within the art world.

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